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Pétition au MESR sur les concours d’occitan

La FELCO (Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’oc) communique

Contact presse : lengadoc@felco-creo.org – 04 67 66 33 31
Pétition en ligne : Des postes aux concours d’enseignants d’occitan-langue d’oc.

1 poste à l’agrégation, 4 postes au CAPES d’occitan 2018 : de qui se moque-t-on ?

Au printemps dernier, les enseignants d’occitan se réjouissaient, après des années de demandes infructueuses, de la création d’un concours d’agrégation de langues de France - option occitan, plus de 20 ans après la création du CAPES. L’ouverture de l’agrégation ouvrait enfin des possibilités d’évolution de carrière aux centaines de professeurs en poste en lycées et collèges, et offrait des perspectives aux étudiants. Des formations étaient ouvertes à Toulouse et Montpellier. Une cinquantaine de candidats s’inscrivaient au concours et se jetaient avec enthousiasme dans la préparation d’épreuves exigeantes ; les universitaires élaboraient des cours, organisaient des simulations d’épreuves, des journées de travail mutualisées entre les deux universités. La préparation du concours devenait aussi un lieu de perfectionnement des savoirs des enseignants.

Or la nouvelle officielle vient de tomber : 1 poste pour l’occitan ! C’est à dire 1 poste pour 50 candidats ! Cette décision confine au mépris le plus brutal et que nous ne saurions accepter, quels qu’en soient les prétextes, budgétaires notamment : la réalité des inscrits fait qu’ils sont déjà enseignants, affectés sur des postes. Il ne s’agit donc pas de création de ressources nouvelles, il s’agit juste de la possibilité d’une promotion les mettant à égalité avec leurs collègues des autres disciplines.

Si l’on ajoute à cela que le nombre de postes au CAPES 2018 n’est que de 4, soit une baisse de 33 % par rapport à la session 2017, et que l’espace occitan compte 32 départements, dont une bonne part sans aucun professeur du second degré titulaire (Puy-de-Dôme, Haute-Vienne, Corrèze, Ardèche, Drôme, Hautes-Alpes), ou avec un seul (Cantal, Haute-Loire, Alpes de Haute-Provence), on mesure l’ampleur du mépris face à une langue pourtant inscrite dans le patrimoine national (Art. 75.1 de la Constitution).

Interrogé durant la campagne présidentielle, M. Macron, qui affirme toujours faire ce qu’il dit, expliquait alors qu’il faciliterait, « dès l’école, l’apprentissage des langues et cultures régionales, dont l’intérêt éducatif, linguistique et culturel est reconnu. ». Le même M. Macron qui s’enthousiasmait à Pau le 12 avril dernier sur cette « France plurielle » et « ses belles langues régionales » que, disait-il « je veux reconnaître et que nous reconnaîtrons ».

Nous ne pouvons que nous étonner que le ministère de l’Éducation nationale choisisse le chemin inverse. Nous ne l’acceptons pas. Et nous le ferons savoir publiquement... Nous informons d’ores et déjà nos élus, députés et sénateurs, représentants des collectivités territoriales, ainsi que les organisations syndicales. Nous demandons à tous les citoyens de ce pays attachés à sa pluralité linguistique et culturelle de soutenir notre demande d’augmentation de postes à la session 2018 pour les concours de l’agrégation et du CAPES

Notre lettre au Ministère : http://www.felco-creo.org/postes-a-lagreg-opcion-occitan-la-felco-escriu-al-ministeri/

La pétition en ligne : Des postes aux concours d’enseignants d’occitan-langue d’oc.

Reçu de Marie-Anne Paveau

Traduction d’un extrait du projet Idex de Sorbonne Paris Cité (université unifiée P5-P7 après mise à l’écart P3 et précédemment P13), ou la définition parfaite de la science libérale cynique et inhumaine :

"Paris 13, dont la localisation à Villetaneuse (au Nord de Paris) et la mission sociale fondamentale étaient difficilement conciliables avec la localisation au centre de Paris des trois autres universités et la vocation prépondérante de recherche de Paris Descartes et Paris Diderot [etc.]"

Moi, je suis très fière de ma "mission sociale fondamentale" et j’emmerde l’Idex, le ranking et l’impact factor.

[M.-A. P.]

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Je m’associe — de pair avec de très nombreux collègues — à cette protestation. On nous annonce poliment mais froidement l’avènement (ou le renforcement) d’une université à deux vitesses : celle qui fait de la recherche, la vraie, et celle qui sert de garderie aux enfants du peuple, la fausse. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas accueillir tous les étudiants et faire de la recherche en même temps.
Personnellement, je conchie l’Idex, le ranking et l’impact factor.
Amitiés
Marc Arabyan

Campagne de diffamation d’Elsevier

Reçu ce jour de Waltraud PAUL, du CRLAO (Centre de recherches linguistiques sur l’Asie orientale) de l’EHESS

Bonjour,
Je tiens à vous informer de la campagne de diffamation qu’Elsevier mène depuis l’été contre Johan Rooryck, l’éditeur en chef de Glossa et ancien éditeur en chef de Lingua : dans l’éditorial publié dans le numéro de juillet 2017 de Lingua, M. Chris Pringle, executive publisher chez Elsevier, « ré-écrit » voire falsifie l’histoire concernant la démission du team éditorial entier de Lingua et la création de Glossa
le même M. Pringle inclut des attaques mensongères ad hominem contre JR dans des lettres écrites aux collègues qui renvoient à Glossa en motivant leur refus de travailler pour Lingua.
Pour une réfutation point par point des mensonges d’Elsevier et la mise à disposition de toute la correspondance entre JR et Elsevier, voir https://www.rooryck.org/interaction-with-elsevier
Voir aussi le blog de Eric Baković and Kai von Fintel :
http://languagelog.ldc.upenn.edu/nll/?p=34106
Partout dans le monde, on observe d’ailleurs une résistance croissante contre Elsevier :
Le monde académique en Finlande appelle au boycott d’Elsevier en réaction aux exigences financières d’Elsevier dans les négociations avec le consortium FinELib : http://www.nodealnoreview.org/
En Allemagne, le consortium DEAL rejette les conditions imposées par Elsevier et constate l’échec des négociations, car Elsevier refuse une politique de prix transparente et une composante de open access : https://www.projekt-deal.de.
Afin de renforcer la position de DEAL, les sociétés savantes et une centaine d’universités ne vont pas renouveler leurs contrats avec Elsevier fin 2017. Dans le même but, depuis mi-octobre 2017, des chercheurs de haut rang se retirent de leurs fonctions dans des revues d’Elsevier.

Affaire à suivre……
Bien cordialement
Waltraud Paul


Glossa : a Journal of General Linguistics
http://www.glossa-journal.org


Waltraud PAUL
CRLAO, EHESS
105, Bd Raspail
75006 Paris
FRANCE
Tel. : 0153105366
Website : http://crlao.ehess.fr/index.php?177

Police (presque) universelle

Google met à la disposition du public une police unicode "Noto" comportant 8 styles et couvrant 583 langues de 287 régions du monde. L’ensemble pèse presque un gigaoctet, ce qui n’est pas un obstacle compte tenu des capacités des disques durs actuels. Voici le lien permettant de télécharger le zip :

https://www.google.com/get/noto/

Un outil prioritaire pour les linguistes !

"Du sens en exil" dans Libération (5.7.17)

Robert Maggiori fait deux pages sur notre édition de "Du sens en exil. Chroniques lithuaniennes" de Greimas. Excellent article, très bien renseigné :
http://next.liberation.fr/livres/20...

Pour une bio (en anglais) d’A.J. Greimas, voir la "chronologie de Greimas" par Thomas F. Broden, dans Semiotica, n° 214, 2017, p. 9-13)

Lambert-Lucas, 220ème éditeur mondial en SHS

Les éditions Lambert-Lucas sont classées 220ème éditeur mondial (Espagne non prise en compte) en sciences humaines par le CSIC (Consejo Superior de Investigación Sientífica) d’Espagne sur 608 éditeurs classés :
http://ilia.cchs.csic.es/SPI/presti...
Compte tenu du périmètre de ce classement (qui inclut droit, gestion et économie) et d’autres critères tels que l’ancienneté et la pérennité des maisons d’édition prises en compte (Delachaux & Niestlé n’édite plus de sciences humaines depuis belle lurette), nous sommes placés dans le premier tiers. L’ami qui nous a signalé ce classement nous renvoie aussi aux classements norvégien et finlandais qui non seulement nous homologuent comme éditeurs scientifiques de renom mais nous dotent d’une certaine "excellence", comme on dit.
Ce classement nous place curieusement devant Grasset, Classiques Garnier, Kimé, Nathan Université, Presses Universitaires de Rennes, Ellipses, Ophrys, Aubier, etc., parmi une ribambelle d’autres.
Cela dit, il contient de très nombreuses erreurs, classant séparément "Éditions du Seuil" et "Le Seuil", "Albin Michel" et "Michel Albin" (sic), "Harcard University Press" (re-sic) et "Harvard University Press", etc., ce qui fait que sa valeur et son utilité pratique sont sujettes à caution. Cependant, tout douteux qu’il soit, c’est sur ce "ranking" que nos collègues espagnols et leurs laboratoires sont notés et financés, les pauvres !

Marc Arabyan

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